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Glossaire

 

Biscuit : Pièce ayant subi une première cuisson à 1000°C. Prêt à être décoré et émaillé, le biscuit de faïence est poreux, à la différence de celui de la porcelaine, cuit à 1400°C, qui est imperméable.

Façonnage : Il est réalisé à l’état plastique (moulage, pressage, tournage, calibrage), liquide (coulage), à sec (pressage). Le départ de l’eau au moment du séchage provoque un retrait dû au rapprochement des particules.
Plus la pâte contiendra d’eau, plus ce retrait de séchage sera important. Ainsi une pièce pressée à sec n’aura -t-elle que peu ou pas de retrait de séchage.

Cuisson : La pâte prend un deuxième retrait, dû encore une fois au rapprochement des particules puis à la disparition de la porosité.
Elle se vitrifie, se solidifie, devient blanche, sonore et translucide. La couleur de sa translucidité est le critère le plus important de sa qualité visuelle.

Le “bleu de Sèvres” : Le terme “Bleu de Sèvres” a donné lieu à foule de confusions et controverses. On entend par “Bleu de Sèvres” une couleur de fond transparente, de grand feu, appliquée par putoisage sur la porcelaine dure préalablement émaillée, cuite en blanc et dont le principe colorant est l’oxyde de cobalt. Cette couleur porte le référence n°20 dans la palette des sur-couvertes. Elle est cuite à 1 350 °C en atmosphère oxydante.

Colorants : Ce nom est donné en général à des mélanges d’oxydes dont un, au moins, est un oxyde colorant. Ces oxydes sont mêlés en certaines proportions, finement broyés puis sont calcinés. Cette calcination leur confère des teintes recherchées.

Les couleurs céramiques : Les couleurs céramiques sont des matières qui sont le plus souvent formée par un fondant incolore et vitrifiable, auquel ont été ajouté un ou des oxydes colorants. A l’état cru, cette couleur se présente sous forme d’une poudre la plus fine possible qui a le plus souvent à peu près la même tonalité que lorsqu’elle est cuite, sauf qu’en raison de la finesse des grains qui la constituent elle est beaucoup plus claire. Cette poudre est délayée dans des liquides plus ou moins visqueux , comme de l’eau enrichie de gomme ou de l’essence grasse, selon qu’elle doit être appliquée à l'Aérographe ou au pinceau. Elle est alors cuite à la température nécessaire pour qu’elle se vitrifie et se fixe sur la porcelaine.

Les fondants de peinture : La quasi-totalité des couleurs de peinture est composée d’un ou plusieurs colorants qui sont dispersés dans un ou plusieurs fondants. La quantité des fondants qui entre dans la couleur varie, en général, d’un peu plus du double à quatre fois celle des colorants. Ces fondants sont des verres très fusibles de compositions variables réduits en poudre fine. Ils ont pour mission, lors de la cuisson, de fixer par leur propre fusion les particules colorantes entre elles ainsi que sur la surface de la porcelaine.

Le petit feu : Porcelaine dure et porcelaine nouvelle - La température de cuisson des couleurs de petit feu se situe vers 800 ou 900 °C. Elle est également au-dessous de la température de ramollissement de la couverte. Ce sont les caractéristiques de fusibilité des couleurs elles-même qui permettent sa fixation sur la couverte.

Porcelaine tendre - Bien que la température de cuisson des couleurs à peindre ou des couleurs de fond de cette manière soit suffisante pour provoquer le ramollissement de la couverte, on considère que toutes ces couleurs sont de “petit feu” car elles n’exigent guère plus de 800 °C pour être cuites.

La porcelaine : La pâte de la porcelaine est composée d’une argile blanche, le kaolin (le nom de kaolin vient de la ville de King-tö-Chen) et de feldspath (le petuntse chinois) qui donne la transparence et de quartz qui sert de liant. Sa vitrification à haute température donne une pâte blanche, dure, qui ne se raye pas, imperméable et translucide en faible épaisseur.

La manufacture de Meissen : La porcelaine chinoise est importée dès le XVIe siècle en Europe. Les céramistes européens l’admirent pour sa blancheur et sa transparence. Ils ont donc cherché à en percer le secret.
Les premières porcelaines dures européennes sont réalisées en Allemagne à Meissen, en Saxe, après la découverte par le chimiste Frédéric Bottger en 1709 des principes de la fabrication de la porcelaine et de l’indispensable kaolin.

La porcelaine dure : Elle est basée sur le principe de la porcelaine de Meissen. Le secret de sa composition fut achetée par la manufacture de Sèvres à Pierre Antoine Hannong en 1763. Elle doit son existence à la découverte du Kaolin de Sint-Yrieix en 1768. Sa composition riche en Kaolin, puisque sa teneur s’élève à 70%, donne à la pâte cuite un blanc plein, nourri et généreux, tirant vers les tons chauds. C’est un matériaux noble, presque austère, qui convient parfaitement à l’expression artistique de l’époque impériale.

La porcelaine tendre : La porcelaine tendre est une porcelaine artificielle car sa transparence est obtenue par une fritte composée d’un mélange de marne calcaire, de silice et de potasse. Elle n’est obtenue que par moulage. Sa cuisson est difficile car le retrait est important. Le décor est posé après la cuisson du vernis plombifère selon les mêmes procédés que pour la faïence fine. Il existe de nombreuses recettes de fabrication qui ont varié d’un atelier à un autre. Elles ont été tenues secrètes par les porcelainiers qui ont disparu sans les transmettre.
De la porcelaine tendre a été fabriquée dès la fin du XVIe siècle à Florence, à la fin du XVIIe siècle à Rouen et au XVIIIe siècle par les manufactures de Saint-Cloud, Chantilly, Mennecy, Sceaux et Vincennes.

Le putoisage : Il permet de poser des fonds de couleur à l’aide de pinceaux en poils de putois qui mettent en valeur le motif.

La térébenthine : C’est une essence tirée de certains conifères. Maigre et très volatile, elle sert à diluer la couleur.

L’essence grasse : C’est de la térébenthine évaporée qui épaissit en séchant (on peut la fabriquer soit même en utilisant de la térébenthine rectifiée) et sert à la préparation des couleurs. C’est la méthode la plus ancienne, mais actuellement les essences grasses sont très collantes.

Essence de girofle : Cette essence a un pouvoir plus important que la précédente, donc elle est à manipuler avec précaution. C’est un ralentisseur de séchage.

Les lustres : Produit liquide, prêt à l’emploi. De teinte variables jaune, brune ou verte à l’état pur, ils révèlent leur couleur brillante après cuisson. Comme pour les pigments classiques, l’élaboration d’une palette est indispensable.

Putoiser le lustre : Enduisez votre pièce de diluant à lustre, puis avec un pinceau queue de morue, passez votre lustre rapidement et égalisez à l’éponge.
La superposition de coloris peut donner de beaux effets, cuire entre chaque couche.
Avant de poser le vernis à réserver sur du lustre, passez-y de la térébenthine propre. Le vernis se décollera facilement.

L’or mat : C’est un produit liquide noir ou brun rouge prêt à l’emploi qui devra être préalablement brassé 1/4 d’heure après l’avoir chauffé dans vos mains (en effet, les paillettes d’or se déposent au fond du flacon) en raclant bien le fond du flacon. L’homogénéité de ce produit est importante, sinon l’or serait inconsistant et fragile.

Camaïeu : Décor monochrome réalisé en utilisant les différentes nuances de la couleur choisie.

Copaïva : Résine naturelle qui une fois diluée est utilisée comme médium gras.

Dégourdi : Première cuisson des pièces de porcelaine après le façonnage. Cette cuisson donne de la solidité à la pièce qui reste poreuse. Après trempage dans un bain de glaçure et cuisson à haute température, elle deviendra de la porcelaine.

Le fondant : C’est une poudre blanche (à base de silice, minium et borax) qui rend les couleurs plus brillantes, tout en permettant un fixage sur l’email de l’objet en porcelaine ou en faïence. Tous les pigments en contiennent, mais en quantité inégale. Tous ne réagissent pas de la même façon. Certains modifient les couleurs, en particulier les rouges.

Le pilon en verre : Le pilon en verre est très pratique pour broyer une grande quantité de pigments. Pour un grand putoisage, malaxez le pigment par petite quantité, puis rassemblez-le.